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Le poulet du dimanche

  • Photo du rédacteur: Stephane
    Stephane
  • 27 nov. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 29 nov. 2025


Le poulet du dimanche ! Cette tradition qui a bercé des générations entières et qui fait encore saliver de nos jours. Mais d'où vient ce rituel dominical qui transformait le volatile en star de la semaine ?

Il faut remonter le temps. Jusqu'au début du XXe siècle, manger du poulet, c'était carrément un luxe. La viande rouge coûtait cher, et la volaille encore plus. Le poulet du dimanche était donc réservé aux grandes occasions : le jour du Seigneur, évidemment, mais aussi les fêtes et les visites importantes. C'était le plat qui disait "on se fait plaisir aujourd'hui".

Henri IV avait d'ailleurs lancé le mouvement dès le XVIe siècle avec sa fameuse phrase : "Je veux que chaque laboureur puisse mettre la poule au pot tous les dimanches." Un vœu pieux qui mettra des siècles à se concrétiser ! En réalité, il faudra attendre l'après-guerre et les Trente Glorieuses pour que le poulet devienne vraiment accessible.

Dans les années 1950-1960, le poulet du dimanche est à son apogée. C'est LE moment de la semaine où la famille se retrouve autour de la table. Madame (oui, c'était souvent elle) passait des heures en cuisine à préparer la bête dorée à point, avec ses pommes de terre rôties et ses haricots verts.

Cette tradition marquait aussi une frontière symbolique : les jours de semaine, c'était pâtes, légumes et économies. Le dimanche, on se lâchait. Le poulet incarnait la récompense du labeur hebdomadaire, un peu de douceur dans un quotidien souvent rude. Aujourd’hui, sur les marchés, on trouve de nombreux rôtisseurs qui proposent de belles volailles prêtes à servir.

Avec l'industrialisation de l'élevage, le poulet est devenu banal – on en mange n'importe quel jour. Mais pour beaucoup, ce rituel dominical garde une saveur particulière, celle de l'enfance et des dimanches en famille. Certains le perpétuent encore, histoire de garder un peu de cette magie d'autrefois.

Finalement, le poulet du dimanche, c'était bien plus qu'un repas : c'était un moment sacré, un luxe accessible, et surtout, un délicieux prétexte pour ralentir et se retrouver.

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